How To Get Away With Murder, un démarrage trop éclatant ?

How To Get Away With Murder est la nouvelle série évènement produite par Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy, Scandal), diffusée depuis le 25 septembre sur ABC

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How To Get Away With Murder, le nouvel opus produit Shonda Rhimes, mais créé et showrunné par Peter Nowalk, a réuni 14 millions de téléspectateurs pour la diffusion du 1er épisode jeudi sur ABC.

Dans cette série, on retrouve la marque de fabrique de Shondaland, une femme de caractère en personnage principal, des intrigues farfelues, un rythme effréné, et des rebondissements à gogo.

How To Get Away With Murder c’est l’histoire d’Annalise Keating, une professeure de droit pénal brillante, passionnée, créative et charismatique. Elle apparait aussi comme on ne s’y attend pas : sexy, imprévisible et dangereuse. Que ce soit lors d’un procès ou dans une salle de classe, Annalise est impitoyable. Avocate de la défense, elle représente les criminels, des plus violents jusqu’à ceux suspectés de simple fraude. Son objectif est de faire presque tout ce qui lui est possible pour gagner leur liberté. De plus, chaque année, Annalise sélectionne un groupe d’élèves, qui se révèlent être les plus intelligents et les plus prometteurs, à venir travailler dans son cabinet. Car apprendre auprès d’Annalise est l’occasion d’une vie, celle qui peut tout changer pour ces étudiants, et cela pour toujours. C’est exactement ce qui se produit lorsqu’ils se retrouvent impliqués dans un assassinat qui fera vibrer toute l’université…

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Ce premier épisode démarre sur les chapeaux de roues, tout va vite (trop vite ?), on fait connaissance avec Annalise Keating, mais également avec les 5 étudiants retenus pour travailler avec elle, Wes Gibbins, Connor Walsh,Asher Millstone, Michaela Pratt et Laurel Castillo, tous 5 très différents (un nouvel arrivant vite repéré par le professeur Keating, une élève brillante, une ambitieuse agressive, un frimeur, un bavard premier de la classe). L’épisode est construit autour de trois affaires différentes, l’affaire sur laquelle toute l’équipe travaille, qui est plus un prétexte pour poser les bases de la série qu’une intrigue à part entière, une affaire de meurtre sur une étudiante du campus, qui soulève beaucoup de questions, dont une sur les relations de celle ci avec le doyen de l’université (mari de Keating), et une dernière affaire de meurtre implicant les 5 étudiants, que l’on découvre par flashforward (ou flashback ?).

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A côté de ces affaires, on découvre les personnalités de Wes et d’Annalise. Wes, l’étudiant un peu paumé et trop gentil, qui se dévoile par sa maladresse et sa gentillesse, qui construit une relation particulière avec son professeur autour d’un secret sur l’adultère de celle ci. Et Annalise, cette avocate, professeur aux méthodes très particulières, qui préfère la pratique à la théorie. Une personnalité complexe, avocate très dure, autoritaire, mais aussi remplie d’empathie et de fragilité.

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Vous l’aurez compris, un épisode très fourni, qui dévoile très vite ses cartes, peut être trop vite d’ailleurs. La personnalité d’Annalise est totalement dévoilée en moins de 40 minutes, de nombreuses intrigues sont construites. Des séquences très rapides, les plans fixes ne durent jamais plus de 10 secondes. L’avantage est que l’on ne voit pas le temps passer, mais l’inconvénient est que l’on se demande si justement tout cela ne va pas trop vite. Chose que l’on ne retrouve pas dans les autres séries phares de Shonda Rhimes, dans lesquelles il est laissé plus de temps aux choses pour s’installer et fidéliser le téléspectateur, mais cela vient peut être dévoiler la particularité du travail de Peter Nowalk. En plus de cela, les flashforward ou flashback, paraissent un peu trop présents, et viennent, à notre avis, casser le rythme de l’épisode. La fin de ce premier épisode est du même acabit de ce que l’on a l’habitude de voir chez Shonda Rhimes : une nouvelle question. On sent bien dans les dernières secondes que toutes les affaires sont liées, et que le dénominateur commun à tout cela est bien le mari d’Annalise, Sam Keating.

Finalement, un épisode de qualité sur le plan technique, porté par une Viola Davis incroyable de justesse dans tous les registres de jeu. Mais un épisode un peu chaotique du côté scénario et un peu trop prévisible. La question que l’on peut légitimement se poser est celle de savoir si cette série ne va pas s’essouffler avant la fin de la saison, qui ne compte que 13 épisodes, et bien sûr la question de son renouvellement pour des saisons ultérieures. A voir donc…

Viola Davis : Annalise Keating
Billy Brown : Nate Lahey
Alfred Enoch : Wes Gibbins
Jack Falahee : Connor Walsh
Katie Findlay : Rebecca Sutter
Aja Naomi King : Micheala Pratt
Matt McGorry : Asher Millstone
Karla Souza : Laurel Castillo
Charlie Weber : Franck Delfino
Liza Weil : Bonnie Winterbottom

 (Crédits : ABC)

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